Le dernier trimestre de l’année 2010, nous étions des millions d’hommes et de femmes mobilisés contre la réforme des retraites de Sarkozy et
de son gouvernement, pour défendre le droit pour toutes et tous à la retraite à 60 ans à taux plein, sans allongement de la durée de cotisation !
Nous étions des millions révoltés par l’arrogance de ce pouvoir qui méprise les attentes populaires, qui traite les jeunes, les immigrés, les
sans papiers, les Roms… en ennemis. Un pouvoir qui n’a pour seul objectif que de servir les puissances de l’argent.
La bataille pour le droit à la retraite pour toutes et tous à 60 ans à taux plein, sans allongement de durée de cotisation, est donc loin
d’être finie.
Nous étions rassemblés dans les collectifs locaux de défense des retraites et dans les mobilisations, nous restons mobilisés contre cette
réforme injuste et inefficace ainsi que contre les nombreuses réformes régressives annoncées pour 2011.
Parce que nous sommes déterminés à combattre au quotidien les
projets de la droite, dans les luttes mais aussi en faisant appel au vote des citoyens,
Parce que nous pensons indispensable de tracer les voies de la
construction d’une alternative politique radicale pour faire échec à la politique de Sarkozy et battre la droite,
Parce que nous pensons indispensable de créer les conditions
d’une alternative à la simple alternance que proposent le Parti Socialiste et Europe Ecologie/Les Verts,
Parce que nos organisations ont su se retrouver côte à côte
dans la mobilisation contre la réforme des retraites,
Nous décidons qu’il est nécessaire de traduire sur le plan
électoral les convergences que nous avons su trouver sur le plan social, et donc de nous présenter de manière unitaire à la prochaine échéance électorale, les cantonales qui auront lieu les 20
et 27 mars prochains.
Scrutin d’envergure nationale, ces élections vont être l’occasion pour les citoyennes et les citoyens de confirmer les mobilisations
sociales.
Elles doivent être un moment déterminant de mobilisation contre la droite et de rassemblement, le plus large possible, d’une Gauche de
transformation sociale et écologique. Elles doivent permettre d’infliger une sévère défaite à la majorité UMP qui contrôle notre département et, dans son propre fief, à Sarkozy et à sa
dynastie !
Au second tour des élections cantonales, nos candidates et candidats s’engagent à faire barrage à la droite, en proposant un désistement
réciproque aux candidats de gauche arrivés en tête au 1er tour, qui s’opposent aux contre-réformes du gouvernement.
Pour une véritable alternative au système actuel
La crise actuelle du capitalisme met en évidence l’urgence d’une alternative sociale et écologique qui tourne résolument le dos à cette
société organisée autour de la loi du profit maximum pour une minorité ! Tout comme le travail, la santé, l’éducation, la justice, l’eau, l’air, la terre constituent des parts essentielles
de notre bien commun, et nous devons donc les soustraire aux lois du marché destructeur de l’avenir de la planète et de l’humanité !
Pour cela, nous proposons de prolonger les mobilisations de la rue dans les urnes et d’élire des candidates et candidats d’une gauche de
rupture avec le système capitaliste, qui ne peut-être ni rénové, ni aménagé.
Nos propositions
- Action sociale : Alors que l’action sociale est une compétence majeure
des départements, le Conseil Général du 92 supprime des aides, diminue les crédits pour l’insertion et les associations. Nous proposons que l’action sociale
redevienne une priorité en créant notamment une bourse de rentrée scolaire pour les collégiens et en finançant la carte Imagin’R à 50% pour les jeunes.
- Logement : La précarité, le coût exorbitant des loyers
notamment dans le privé, les logements insalubres, la casse du logement étudiant, l’absence criante de logements sociaux font que le problème du logement est une question prioritaire pour des
dizaines de milliers d’Altoséquanais. Nous dénonçons vigoureusement la politique menée par la majorité UMP départementale concernant le logement social dans les Hauts-de-Seine et
demandons la construction de 5 500 logements sociaux par an. Pour cela, nous proposons notamment la mise en œuvre de conventions
contraignantes avec toutes les villes qui ne respectent pas la loi SRU (moins de 20 % de logements sociaux), et de réelles sanctions en leur supprimant par exemple les subventions accordées par
l’Etat, la Région et le Département.
- Education : Nous condamnons le démantèlement du service
public d'Education et sa marchandisation, déjà largement avancés et s'affirmant chaque jour, qui se traduit notamment par la suppression massive de postes et la fermeture de classes. Nous nous
engageons à faire de l’éducatif, de la réussite scolaire et de la gratuité effective, une de nos priorités
essentielles.
Au niveau départemental, nous proposons notamment d’agir pour défendre et promouvoir la gestion publique des
services des Collèges: chauffage, restauration…, pour le rétablissement des bourses pour les lycéens et les étudiants…,
pour mettre fin à la subvention accordée à l’université privée Léonard de Vinci et à engager son rattachement au domaine public.
- Emploi : Dans les Hauts-de-Seine, comme partout ailleurs, la
crise touche durement les citoyens, ce sont eux qui en paient l’addition : chômage, précarité, pauvreté.
Les aides financières doivent être réservées à la défense de
l’emploi : titularisation des précaires dans les services public, arrêt des aides accordées aux entreprises qui licencient ou détériorent l’environnement.
- Ecologie : Nous réaffirmons l’incompatibilité du capitalisme et de
l’écologie. Face à la catastrophe écologique, dont les effets apparaissent de plus en plus évidents, notre département peut et doit aussi agir. Il est nécessaire de rompre avec le système
productiviste actuel et de taxer le capital pour dégager des ressources nouvelles.
Nous proposons notamment de mettre en place des conditions
écologiques et sociales pour toutes les aides du département, de relocaliser l’économie, de favoriser l’approvisionnement des services publics
locaux en denrées et en produits agricoles issus d’une production locale et respectueuse de l’environnement.
- Transport : Les transports sont un sujet crucial qui touche au quotidien
des Altoséquanais et des milliers de salariés qui viennent parfois, de très loin, travailler dans les Hauts-de-Seine. La priorité est à considérablement améliorer et développer les
moyens et conditions de transports existants (dédoublement de la ligne 13, prolongement de la ligne 4 à Bagneux, désaturation des RER A et
B…), à investir dans de nouveaux projets qui luttent contre les inégalités territoriales (boucle banlieue-banlieue), à remettre en question la politique de priorité à la voiture menée par la droite.
Les moyens existent, surtout dans le département le plus riche de France, pour réhabiliter et moderniser les services publics, pour financer un hôpital public de qualité, pour une école qui permette d’amener tous les élèves à
un haut niveau de réussite scolaire, pour défendre l’emploi des salariés…
Nous défendons une autre réforme des collectivités qui permette de relever le défi d’une organisation de la démocratie dans les territoires,
d’associer les citoyens et de répondre ainsi au mieux à leurs attentes.
Pour cela, nous appelons les citoyennes et citoyens, les forces syndicales et associatives qui veulent changer ce monde :
- à
participer à notre projet, en rupture avec les logiques portées par l’actuelle majorité du Conseil général, alignées sur la politique gouvernementale ;
- à
poursuivre les mobilisations contre ce pouvoir ;
- à mettre
dehors les représentants de Sarkozy !
Pour suivre la campagne, rendez-vous sur le blog : unitairescantonaleschaville.overblog.com